Titre 3 sur 8
Larry Hans
I-CI
La commande
Zarza Radio émet en huit langues et a commandé un morceau pour chacune. Il ne s’agissait pas d’en faire le minimum, mais de tout faire avec excellence : ce sont donc huit chansons qui tiennent debout toutes seules, avec la même production et le même mastering que tout ce que cet artiste a signé. Zarza Radio.
Changement de verbe délibéré : non pas « sonne » mais vibre. « Vibrer » est le mot fétiche de la radio française ; un Français l’entend et sent la FM parisienne. Elle rime en -é (passé composé), la radio en -i. C’est la version à l’inversion : elle met la radio en espagnol et l’appel arrive de Tokyo, car Paris est la maison du français.
Les paroles restent dans la langue du morceau et ne sont pas traduites : c’est l’œuvre.
(Elle est partie sans m'appeler)
sur un vol sans retour qui n'est jamais rentré ;
changé de pays, changé de langue, pour ne plus m'écouter,
effacé toutes les photos... et elle m'a bloqué !
Elle dit qu'elle m'entend plus, que la page est tournée ;
que c'était très très bon... mais que c'est terminé...
elle a mis la radio en espagnol... j'y chante aussi, désolé ;
éteint, rallumé... ma voix continuait.
Mauvaise idée de fuir vers un monde où c'est moi qu'on fait tourner :
zarza point com — le monde vibre ici.
Et où danse le monde ? (ICI !)
Et où danse-t-elle ? (ICI !)
Et où vibre le monde ? (I-CI !)
I-CI... I-CI... ZARZA RADIO !
I-CI... I-CI... Le monde vibre ici !
(DeeJay, DJ, DeeJay !)
Le jour se lève à Tokyo, elle ne peut pas dormir,
elle met la radio en japonais... et m'entend sourire ;
à Rio elle file à la plage pour pouvoir me fuir,
et toute la plage chante : le monde vibre ici !
À Berlin elle réclame un son qui pourrait la guérir,
et le DJ balance juste celle qu'elle voulait interdire ; (DeeJay, DJ, DeeJay !)
huit langues étudiées pour pouvoir me bannir :
zarza point com — le monde vibre ici.
LE MONDE VIBRE ICI ! (où ça ?)
LE MONDE VIBRE ICI ! (oui, ici !)
Huit langues, un seul cri,
Zarza Radio : le monde vibre ici.
Je ne l'ai pas cherchée : la radio l'a trouvée,
quelle que soit la station... c'est moi qu'elle va capter ;
elle m'a appelé en pleine nuit... j'ai pas décroché :
j'étais en direct pour la planète... celle qui me l'avait donnée.
Elle m'a quitté pour le monde entier... le monde m'a couronné,
ce hit c'est ma honte : où qu'elle soit, il l'a trouvée ;
je ne la pleure pas, je la fête — même le chagrin a dansé :
pour les baisers que je lui ai donnés... et ceux qu'elle a ratés.
(Elle est comment ?)
INTERNATIONALE ! (qui ça ?)
INTERNATIONALE ! (elle !)
Partie goûter ailleurs, tant pis :
là où vibre Zarza Radio... mon Ex…
(« elle se souvient pas de moi »… c'est ça, oui !)
Et si tu entends ça... à Tokyo ou à Paris,
tranquille... c'est pas pour toi... (bon... si).
Tu voulais un monde sans moi... le monde a dit non :
dans tes huit nouvelles langues... c'est encore ma chanson...
(moi... moi... ici...)
(DeeJay, DJ, DeeJay !)
Oh-oh-oh-oh ! (Zarza !)
Oh-oh-oh-oh ! (Radio !)
Oh-oh-oh-oh ! (le monde entier !)
(DeeJay, DJ, DeeJay !)
Hola ! Hello ! Bonjour ! Olá !
Ciao ! Hallo ! Konnichiwa ! Marhaba !
(c'est comme ça qu'on dit « bonjour »... partout où tu vas m'entendre)
Et où danse le monde ? (ICI !)
Et où danse-t-elle ? (ICI !)
Et où vibre le monde ? (I-CI !)
(elle a toujours été la plus belle...)
I-CI... I-CI... ZARZA RADIO !
I-CI... I-CI... Le monde vibre ici !
LE MONDE VIBRE ICI ! (où ça ?)
LE MONDE VIBRE ICI ! (oui, ici !)
INTERNATIONALE ! (elle !)
Zarza Radio : le monde vibre ici.
Dernier appel de la nuit,
cabine de Zarza Radio,
elle a dit : « j'appelle de Tokyo...
tu peux passer la chanson... de celui qui ne m'oublie pas,
celui qui chante en huit langues ? »
Je l'ai reconnue direct...
Et vous savez ce que j'ai fait ? (Play, Play, Play)
J'ai appuyé sur play !
Elle est dédicacée, mon amour :
zarza point com...
le monde vibre ici !
(et toi... tu le savais déjà)
Écrite, interprétée et produite par Larry Hans
Emportez-la
Une page à imprimer : les paroles entières sur papier ivoire, aux couleurs de ce morceau, avec la signature de l’auteur.
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C’est un changement de verbe délibéré. « Vibrer » est le mot fétiche de la radio française : un Français l’entend et sent la FM parisienne. « Sonner » aurait été la traduction correcte et le mauvais choix.
De Tokyo. Dans les autres versions, l’appel vient de Paris, mais Paris est la maison du français : ici, elle doit fuir plus loin pour que la blague tienne. Et elle fuit vers l’espagnol, pas vers le français, pour la même raison.
Elle rime en -é, au passé composé (bloqué, tourné, terminé), et la radio en -i (ici, dormir, fuir, sourire). Le temps fait la moitié du travail : ce qu’elle a fait est passé et clos ; ce que fait la radio continue de sonner.
« Ce hit c’est ma honte ». Le mot reste inconfortable à dessein, comme dans l’original espagnol : c’est la décision de l’auteur et les huit versions la respectent.
Quatre minutes et quarante-deux secondes. C’est le plus court des huit, ce qui convient à son caractère : la version française est l’élégante, pas la plus longue.
Sur Spotify, Apple Music et les autres plateformes, avec le lecteur de cette page comme raccourci. Son UPC est 701486108647.
Je ne connais ni votre nom ni où vous habitez, mais la carte dit que vous êtes passé par ici. Merci d'avoir mis cette musique chez vous, dans votre voiture ou dans vos écouteurs, à l'heure que ce fut — chaque drapeau ci-dessous est quelqu'un venu dire bonjour.
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